Le recours à des méthodes de perte de poids dangereuses pour la santé

Les régimes amaigrissants, malgré leur inefficacité, restent des strategies de perte de poids très employées. Voici des données qui nous indiquent auprès de qui ces méthodes sont les plus populaires.

L’Institut de la Statistique du Québec vient de publier un rapport sur le recours à des methodes de perte de poids présentant un potentiel de dangerosité pour la santé chez les Québécois. Les données utilisées dans ce rapport sont issues de l’Enquête québécoise sur la santé de la population réalisée en 2008.

Dans un premier temps, le rapport fait état du fait que quatre Québécois sur 10 (âgés de 15 ans et plus) ont entrepris une méthode quelconque concernant leur poids au cours des six derniers mois précédant l’enquête. 19% ont tenté de perdre du poids et 17% de le maintenir. Les femmes ont été plus nombreuses à rapporter ce genre de comportement.

L’enquête distingue deux catégories de méthodes visant la perte de poids : (1) les saines, comme faire de l’activité physique et manger plus de fruits et de légumes et (2) les dangereuses, comme suivre des régimes  amaigrissants, jeûner, abuser de laxatifs, utiliser des coupe-faim ou des diurétiques et se faire vomir.

Perdre du poids à l’aide de méthodes plus dangereuses était plus répandu chez les personnes souffrant d’obésité que chez celles souffrant d’embonpoint ou avec un poids normal. Fait intéressant : indépendamment de leur poids, les personnes qui avaient la perception de devoir perdre du poids étaient plus nombreuses à avoir recours aux méthodes de perte de poids nuisibles pour la santé que celles qui n’entretenaient pas cette perception. Le fait d’avoir tenté de perdre du poids dans le passé a aussi été associé à l’utilisation de méthodes de perte de poids dangereuses.

Le recours aux méthodes dangereuses étaient plus répandues chez les femmes monoparentales que celles en couple avec ou sans enfant et également plus répandues chez les femmes vivant seules que celles en couple sans enfant. Les méthodes de perte de poids les plus nuisibles pour la santé étaient également moins répandues chez les femmes à la retraite que chez celles sur le marché du travail.

Un lien a aussi été observé avec la situation économique des participants. Les méthodes de perte de poids dites dangereuses étaient plus répandues chez les personnes avec un revenu plus faible que chez celles avec un
revenu plus élevé.

Finalement, l’enquête révèle que l’utilisation de méthodes de perte de poids nuisibles pour la santé se combine plus souvent avec une perception défavorable de sa santé, avec une insatisfaction face à sa vie
sociale et avec un niveau élevé de détresse psychologique.

Pour consulter le rapport : http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/pdf2011/zoom_sante_no30.pdf

Laissez un commentaire