Lorsqu’un magazine de mode ouvre le débat sur le poids des mannequins…

Le numéro du mois d’août du magazine Fashion est intitulé the « Model Issue » et vous pouvez y lire deux articles intéressants.

Un premier article signé Sarah Casselman relate une entrevue menée auprès du mannequin « taille forte »  Chrystal Renn âgée de 24 ans. Cette dernière a récemment publié un ouvrage (Hungry : A Young Model’s Story of Appetite, Ambition and The Ultimate Embrace of Curves) où elle parle de ses débuts en tant que mannequin, de son passé d’anorexie et de son succès actuel en tant que mannequin « taille forte ».  L’utilité de l’appellation « taille forte » (traduction de plus-size) est également abordée.

Pour consulter l’article : http://www.fashionmagazine.com/fashion-file/regulararticle/843/.

 

Un deuxième article signé Johanna Lenander et intitulé « Bodies of Work » aborde le fait que depuis un an, les mannequins possédant des courbes sont plus présentes que dans les années antérieures où l’image de la femme androgyne et très maigre était omniprésente. L’auteure se questionne sur l’authenticité derrière le fait que l’industrie de la mode semble vouloir véhiculer une image corporelle plus saine. Est-ce le signe d’un vrai changement ou un mouvement passager ?

L’évolution de l’image de la femme promue depuis les soixante dernières années est abordée de manière très intéressante et ce, en textes et en images. 

Finalement, l’auteure tente d’adresser la grande question : Pour quelle raison les mannequins doivent être si maladivement maigres ? Les mannequins révèlent que ce sont souvent les propriétaires d’agences de mannequins qui leur demandent de perdre du poids… Ces derniers relancent la balle en expliquant que ce sont plutôt les designers qui conçoivent les échantillons de vêtements en taille « 0 » et que les mannequins doivent donc correspondre à ces mensurations… Les designers, à leur tour, affirment que les vêtements doivent absolument posséder certaines proportions afin de bien tomber sur le corps ! Et même si peu ou pas de femmes (ces mêmes femmes qui achèteront leurs vêtements) peuvent s’identifier à ces mensurations ? Il semblerait que oui.

Cet article ne change rien au fait que l’industrie de la mode a sans équivoque beaucoup à faire afin de contribuer à la promotion d’une image corporelle saine, mais il ouvre le débat et favorise les prises de conscience sur le sujet.

L’article n’est pas disponible sur le web mais la revue est toujours en kiosque.

 

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